Marathon Iles Caimans- décembre 2010

Marathon Iles Caimans- décembre 2010

Joignez vous à Gabriel et à l'équipe Arthro-Action à l'occasion du marathon et demi-marathon des Iles CaÏmans qui auront lieu le 5 décembre 2010. De la musique antillaise est prévue tout au long du parcours! Pour plus d'informations, allez sur ce site à l'onglet Société de l'arthrite ou directement sur le site de la Sociét&...

Gabriel, votre conférencier!

Gabriel, votre conférencier!

Vous cherchez de l'inspiration, de la motivation qui mènera votre entreprise vers de nouveaux sommets? Voyez ce que certains clients tels que Bombardier et Hydro-Québec ont dit. Cliquez l'onglet Conférences et Témoignages.  

Tournoi de golf des célébrités

Tournoi de golf des célébrités

Joueurs de golf, venez vous mesurer aux célébrités comme Stéphane Lebeau, Bruny Surin et autres. Quatuor ou joueur individuel acceptés.De beaux prix à gagner, une belle cause à supporter. Pour plus d'informations :  Isabel Léger au 514-846-8840 poste 239. 

Magazine Ile des Soeurs

Magazine Ile des Soeurs

Voici un hyperlien pour l'article publié cette semaine dans le Magazine Ile des Soeurs: http://www.lemagazineiledessoeurs.com/Actualites/2010-07-05/article-1492012/Gabriel-Filippi%3A-quand-un-defi-nattend-pas-lautre/1 

Prochain défi: Florida Ironman 2010

Prochain défi: Florida Ironman 2010

27 juin 2010: Premier jour d'entraînement pour le 2010 Florida IRONMAN qui aura lieu le 6 novembre prochain à Panama City, Floride.  Cette épreuve débute avec 3.8 kilomètres de natation dans le Golfe du Mexique suivi de 180 kilomètres de vélo puis se termine avec un marathon de 42 kilomètres de course à pied. Mon Everest: vaincre m...

   
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Après les brumes,
où commence le ciel,
où les aigles reculent,
où manque l'oxygène,
où les grands froids règnent,
même au soleil, aux neiges éternelles,
où rien ne pousse,
où les âmes s'éteignent où plus rien ne frisonne plus rien ni personne juste quelques hommes.

Paroles: Jean-Jacques Goldman

 

 
Expéditions
Mardi 23 juin : Gabriel à RDS Version imprimable Suggérer par mail

Prenez note que Gabriel sera l'invité à l'émission

L'ANTICHAMBRE à RDS, mardi 23 juin 21hrs30.  

il présentera un vidéoclip de l'expédition Everest 2009.  

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De retour Version imprimable Suggérer par mail

Premièrement, je voudrais m'excuser pour le délai à vous écrire. La fin d'une expédition est très difficile physiquement    alors que nous redescendons la montagne en 1-2 jours. Aussi, nous devons coordonner le transport d'équipement par yaks, le transport en jeep, coordination avec le gouvernement ainsi que l’agent de liaison, etc. Les télécommunications sont souvent difficiles, parfois inexistantes. Ceci étant dit, je vais maintenant vous décrire ce qui s'est passé lors de notre poussée sommitale. 

Le 1er juin, la prévision météorologique indique une fenêtre de beau temps qui s'étend du 02 au 10 juin. Avec le courant-jet qui se déplace vers le nord de la Chine, on prévoit ciel bleu et vent calme. J'avise les Sherpas. Ceux-ci sont sceptiques devant cette nouvelle prévision. Ils m'annoncent une bombe: ils ne viennent pas sur la poussée sommitale. Pour eux, c’est trop venteux et enneigé ainsi qu’un manque de corde fixe qui rend la montée au sommet trop périlleuse.  Je prends donc la décision de tenter le sommet malgré leur absence. 

Le départ du camp de base avancé se fait le 2 juin. En montée vers le camp I (7000 mètres), il neige abondamment. La prévision parle d'une accumulation de dix centimètres. Arrivé au camp I, le déneigement de la tente s'impose. Le lendemain, 3 juin, c'est avec surprise et joie que la montée se fait sur une surface de neige compacte. Le camp II est situé à 7700 mètres d'altitude et l'on repère rapidement le dépôt d'équipement.  Une fois la nuit passée, la montée vers le camp III  se déroule dans des escarpements rocheux. Finalement, c'est à la lampe frontale et dans une tempête de neige que le camp III est atteint.  Impossible de trouver le dépôt contenant la tente, l'oxygène et l'EPIGAS pour le réchaud. À 8300 mètres, la ligne est mince entre vivre et survivre. Il faut agir vite. Je vois un sac jaune, il contient une tente. Pendant ce temps, mon ami caméraman trouve des bouteilles d'oxygène et l' EPIGAS. Nous montons la tente, l'emplacement trop petit plonge une partie de la tente dans le vide. Nous devons nous protéger de la tempête qui fait rage. Après quelques minutes dans la tente, on voit que nous sommes dans une fâcheuse position. Nous sortons de la tente. Je vois une lampe frontale qui approche de nous. C'est Richard Hidalgo qui arrive au camp III.  Nous décidons de monter un plus haut pour tenter de trouver notre dépôt. Rien. Je trouve une autre tente, Richard trouve un emplacement et le caméraman apporte l'oxygène et l' EPIGAS. Nous sommes crevés, gelés, mouillés, déshydratés. Le sommet attendra à demain.  

Plus que nous trois sur l’Everest. Nous sommes seuls, toutes les autres équipes ont quitté la montagne. Le 5 juin, après la nuit passée à 8300 mètres, la journée est consacrée au repos, à la réhydratation et sécher nos vêtements. De midi à 21 h, je fais fondre de la neige (1 litre d'eau par heure!).  Une heure du matin, 6 juin, c'est le départ vers le sommet. Dans la noirceur, aidés de nos lampes frontales, nous cherchons en vain la corde fixe qui nous mènera à un endroit nommé Exit Cracks (8500 mètres). Le terrain mi-rocailleux, mi-enneigé me fait perdre un crampon. Richard, qui est plus bas, retrouve le crampon. Je peux poursuivre la montée. Un peu plus tard, je m'aperçois que le crampon est à nouveau manquant. Je dis à Richard que je dois mettre fin à cette tentative. Il me répond qu'il termine son ascension puisqu'il a les pieds mouillés. Nous informons le caméraman de la situation et il redescend. La tentative du sommet est terminée. 

Je crois en l'importance des Sherpas dans l'équipe. Un seul Sherpa aurait permis d'atteindre le sommet. Un seul Sherpa nous aurait amenés directement au dépôt du camp III et ainsi permettre l'ascension au sommet le soir même. Un seul Sherpa aurait trouvé la corde fixe menant à Exit Cracks et l'arête menant au sommet. Un seul Sherpa aurait pu aider à fondre la neige et ainsi permettre de se reposer avant la nuit sommitale. Un seul Sherpa aurait pu me prêter ses crampons! Un Sherpa c'est un maillon important de l'équipe. Dans notre cas, ceci a probablement fait la différence entre l'atteinte du sommet ou non. Peu importe, notre expédition a été un succès, une expérience inoubliable.

En redescendant de la montagne, je me suis dit que mon crampon manquant pouvait représenter n'importe quel membre de l'équipe. Quand il te manque un crampon, tu ne peux plus faire l'ascension vers le sommet. Quand il te manque un membre de ton équipe, tu vois combien chacun est important dans la réussite du sommet. Dans ce cas-ci, chaque Sherpa avait un rôle très important.  Nous avons tenté de combler cette absence mais en vain. 

Être seul sur l'Everest a son charme. Il faut croire en soi, en ses capacités.  La descente du camp III vers le camp II s'est faite sur le chemin moins fréquenté. La face cachée de l'Everest. Plusieurs longs rappels sur des pentes enneigées et des traverses à couper le souffle. Un pur bonheur de vivre de tels moments, et cela, même après 2 mois sur la montagne. La descente entre le camp II et le camp I s'est terminé dans un blizzard où il n'y  avait aucun repère possible pour retrouver notre tente au camp I, aucune trace pour nous guider. Finalement, il y a eu éclairci dans le ciel. Il me semble avoir entendu ma propre voix dire MERCI au ciel! Puis, les deux dernières heures de descente ont été faites dans le silence à regarder et absorber cet univers grandiose. Le respect et l'humilité face à la montagne sont omniprésents. C'est une rencontre unique entre la montagne et l'homme.  L'infiniment grand et l'infiniment petit.. Le vrai sommet est peut-être là. En tout cas, il ressemblait étrangement à mon sommet d'Everest 2005. 

 

 

 

 
expédition terminée: 6 juin 2009 Version imprimable Suggérer par mail

Nous apprenons que Gabriel a mis fin à son expédition.  Il nous confirme être de retour au camp de base.  Les raisons de cette interruption seront connues dès qu'il aura la possibilité de nous écrire. 

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Gabriel fait parler de lui: 4 juin 2009 Version imprimable Suggérer par mail

Si les plans sont maintenus, Gabriel se dirige actuellement vers le sommet, et devrait l'atteindre dans les heures à venir.  On parle de sa persévérance sur le prestigieux site MountEverest.net:

http://www.mounteverest.net/news.php?id=18393

Courage Gabriel!

 
Soleil!: 2 juin 2009 Version imprimable Suggérer par mail

Gabriel a quitté le camp de base avancé ce matin, et se dirige vers le camp 1.  La fenêtre de beau temps s'est enfin pointée, et si les prévisions sont bonnes, les vents devraient demeurer calmes jusqu'au 5 juin. Il espère ainsi atteindre le sommet vendredi matin. Il ne reste que cinq grimpeurs sur la montagne, et tous ont choisi de travailler ensemble pendant la poussée sommitale.  Les Sherpas n'avaient pas encore décidé s'ils montaient ou non lorsque Gabriel a communiqué avec nous.  Il semblait toutefois avoir bon espoir qu'ils se joindraient à eux.

Comme personne ne connait les conditions de neige au-delà du camp 3, une montée de style alpin (avec le moins d'équipement possible) a été adoptée afin de minimiser le poids porté. Il est donc possible que nous ne puissions pas recevoir de nouvelles de Gabriel avant son retour au camp de base, prévu le 6 juin. Évidemment, le drapeau du CH, et le piolet feront partie du voyage au sommet.

 

 
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